Le secteur de l'assurance

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[Cette page a été rédigée en partenariat avec l'ESA (Ecole Supérieure d'Assurances) et l'EPA (Ecole Polytechnique d'Assurances) : elle est le résumé d'une partie au programme du BTS Assurance]

Secteur de l'assuranceLe secteur de l’assurance est un secteur actif, diversifié et en pleine expansion au sein du paysage économique mondial et, plus particulièrement, au sein du paysage économique français.

L’assurance est également un secteur assez particulier du point de vue du mode de fonctionnement de ses entreprises, puisque les entreprises et compagnies d’assurance ont des méthodes de gestion spécifiques adaptées à la nature de leur activité, qui est, rappelons-le, de savoir anticiper le risque pour pouvoir l’assurer.

Cette page a pour but de présenter le secteur de l’assurance dans le paysage économique français, en montrant la place qu’il occupe au moyen de quelques chiffres, et en en décrivant les grandes évolutions.

Elle fera également le point sur quelques concepts-clés permettant de comprendre le mode de gestion des entreprises d’assurance.

Présentation générale du secteur de l’assurance

Le secteur de l'assuranceLe secteur de l’assurance a un poids très important au sein du paysage économique français, puisqu’il emploie environ 140 000 personnes et recrute en moyenne 13 000 personnes par an (chiffres de 2007). Il s’agit également d’un secteur qui contribue fortement au développement économique du pays, puisque, selon des études officielles, les sociétés d’assurances se sont, par exemple, montrées l’un des plus gros investisseurs en actions, notamment en raison de l’accroissement des engagements en assurance-vie de la part des particuliers (en 2007, les assureurs détenaient, de manière directe ou indirecte, 10,2 % de l’ensemble des actions françaises). Elles participent également de plus en plus au développement des PME dites « innovantes ou de croissance » en investissant de plus en plus de titres non cotés : en juin 2007, le volume d’investissement atteignait les 20 milliards d’euros en valeur de réalisation, ayant progressé de 11 milliards par rapport à décembre 2003.

L’assurance est également un secteur d’activité très diversifié, puisqu’il rassemble de nombreuses familles et sous-familles de métiers : L’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance, organisme officiel, enquêtant sur les grandes évolutions et tendances du marché de l’assurance, dénombre en effet 16 familles de métiers, elles même composées au total d’environ 61 sous-familles. Les départements des métiers rattachés au secteur de l’assurance vont de la direction aux ressources humaines, en passant par la comptabilité ou la conception et l’adaptation de produits.

Secteur de l'assuranceEnfin, l’assurance est un secteur en pleine expansion puisque, depuis plusieurs décennies, à côté des compagnies d’assurance, des mutuelles ou des institutions de prévoyance, de plus en plus d’acteurs non issus du monde de l’assurance se mettent à pratiquer des opérations d’assurances en produisant et/ou distribuant des produits et/ou des services d’assurance : il suffit notamment de penser aux banques, au monde de la grande distribution, aux sociétés de ventes par correspondance ou encore aux concessionnaires automobiles. Cette arrivée sur le marché de l’assurance de nouveaux acteurs a véritablement débuté pour aller en s’accentuant dans les années 1990.

L’assurance, de par son importance et son expansion, est donc un secteur appelé à occuper de plus en plus d’actifs, d’autant que d’ici à 2014, plus de 40 000 départs à la retraite sont prévus.

Spécificité du secteur de l’assurance

L’assurance est un secteur très spécifique par rapport aux autres secteurs d’activité, dans la mesure où son cycle de production est inversé.

En effet, dans la plupart des activités commerciales (qu’il s’agisse de la vente de biens ou de services), le coût du bien ou de la prestation peut être calculé en amont, puisque, au moment de la vente, l’entreprise sait généralement combien elle a dû dépenser pour fabriquer son produit. Schématiquement (c’est-à-dire sans tenir compte des coûts de distribution et de promotion), c’est en fonction du coût de production du produit que la société pourra alors en déterminer le prix de vente.

Dans le cas de l’assurance, secteur d’activité où les acteurs économiques vendent une protection contre le risque (événement dommageable futur dont la réalisation est incertaine), il est impossible aux compagnies de savoir avec certitude combien la prestation qu’elles vendent leur coûtera, la prime étant payée par le client avant que la prestation (indemnisation en cas de sinistre) n'ait été fournie par l'assureur.

Spécificités du secteur de l'assurance

Ainsi, pour fixer le montant de sa prime, l’assureur ne peut se baser que sur des études statistiques lui permettant de se faire une idée (en analysant le taux de sinistralité et le montant moyen des sinistres des années passées) de combien lui coûtera sa prestation (indemnisation du sinistre), sans avoir cependant la certitude qu’il n’aura pas à faire face à de plus gros coûts (en cas d’augmentation du taux de sinistralité dans l’année en cours, par exemple, ou en cas de survenance d’une catastrophe naturelle imprévisible – tremblement de terre, tempête, etc.).

Les assureurs se voient donc contraints de provisionner des sommes très importantes pour faire face à leurs engagements futurs, sans avoir la certitude à 100 % que ces sommes seront suffisantes à honorer leurs engagements.

Fonctionnement et modes de gestion des entreprises d’assurance

Une entreprise d’assurance (ou assureur) collecte, rappelons-le, des primes auprès de la mutualité des assurés, afin de pouvoir être en mesure d’indemniser ceux parmi ses membres qui seront victimes d’un sinistre rentrant, au sein du contrat, dans la catégorie des risques assurés.

Il existe deux modes de gestion des cotisations : la gestion par répartition et la gestion par capitalisation.
Dans les deux cas, les entreprises d'assurance  devront constituer à partir des primes encaissées, des provisions techniques suffisantes pour le règlement intégral de leurs engagements vis-à-vis des assurés.

La gestion par répartition

Dans ce mode de gestion des cotisations, l’assureur utilise au cours d’un même exercice la masse des primes payées par l’ensemble des assurés, pour indemniser ceux d’entre eux qui seront sinistrés.

Ce mode de gestion est utilisé pour gérer les assurances dites « IARD » (Incendie, Accidents et Risques Divers). Les assurances IARD regroupent les assurances de choses et de responsabilité (lesquelles constituent les assurances de dommages) et les assurances individuelles accident et les assurances de santé (lesquelles entrent dans la catégorie des assurances de personnes). L’assureur IARD, gérant ses primes par répartition, paie ainsi les sinistres de l’année avec les primes de l’année.

Les principales provisions sont, en assurance de dommages, la provision pour risques en cours (lorsqu’existe un décalage dans le temps entre le paiement de la prime et le règlement d’un éventuel sinistre) et la provision pour sinistres à payer (lorsqu’existe un décalage dans le temps entre la survenance du sinistre et le versement de la prestation).

La gestion par capitalisation

Dans ce mode de gestion des cotisations, l’assureur capitalise les primes souvent sur un long terme, selon la technique des intérêts composés.

Les assurances gérées en capitalisation sont les assurances vie.

Les provisions mathématiques correspondent aux primes confiées par l’assuré en vue de se constituer une épargne et que l’assureur doit mettre en réserve pour pouvoir lui restituer au terme du contrat.

Classification des entreprises d’assurance en fonction du mode d’indemnisation des sinistres

Comme nous venons de le voir, les sociétés d’assurances peuvent être distinguées selon le mode de gestion des cotisations qu’elles perçoivent auprès de leurs assurés. Mais elles peuvent également être classées selon le mode d’indemnisation des sinistres.

Les assureurs peuvent indemniser leurs assurés selon deux grands principes : le principe indemnitaire et le principe forfaitaire.

Le principe indemnitaire

Selon ce principe d’indemnisation des sinistres, l’assureur ne peut être tenu au-delà du préjudice subi par l’assuré, le but étant idéalement de ramener l’assuré dans une situation matérielle identique à celle qui était la sienne avant le sinistre.

En aucun cas l’assuré ne devra être amené dans une situation matérielle supérieure à celle qui était la sienne avant le sinistre, car, autrement, cela signifierait que l’assuré pourrait s’enrichir après la survenance d’un sinistre et donc avoir intérêt à ce que le sinistre advienne (ce qui serait immoral).

Dans le secteur de l’assurance, ce sont les assurances de dommages qui obéissent à ce principe, lequel vise la garantie du patrimoine des assurés.

Le principe forfaitaire

Le principe forfaitaire oblige l’assureur à s’engager sur les montants d’indemnisation prévus contractuellement en cas de réalisation du risque.

Ainsi, pour prendre un exemple, imaginons que Monsieur X, 45 ans, souscrive un contrat d’assurance en cas de vie, prévoyant que l’assureur lui verse une rente viagère de 2 000 euros par mois à partir de son départ à la retraite (prévu à 60 ans), moyennant une prime de 100 euros par mois.

Le « risque » se réalise pour l’assureur et Monsieur X part en retraite. A partir de ce moment, l’assureur est contractuellement tenu de verser 2 000 euros de rente à Monsieur X, que celui-ci vive jusqu’à 70, 80 ou 100 ans.

Dans la pratique, le principe forfaitaire régit la plupart des assurances de personnes et vise à garantir la personne humaine.



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