Rôle et profil du coutier d’assurances
Travailleur indépendant inscrit au registre du commerce, le courtier d’assurances est, comme nous l’avons vu, mandataire de ses clients et non d’une quelconque compagnie d’assurances. Le métier de courtier demande d’être pourvu de qualités à la fois de négociateur, de gestionnaire, d’administrateur et de manager.
Le courtier d’assurances est donc un :
- Négociateur, car il a pour tâche principale de placer les contrats de ses clients ou prospects auprès des sociétés d’assurance de son choix, c’est-à-dire celles qui lui offriront la couverture la plus adaptée au meilleur prix.
- Gestionnaire, car il doit suivre son portefeuille en assurant le montage administratif (codification et tarification) des dossiers d’assurés, en les assistant dans l’exécution des contrats ou bien en les accompagnant dans les procédures de règlement des sinistres.
- Administrateur, car la plupart du temps, tout comme l’agent général, il est à la tête de son cabinet : il doit donc en assurer la gestion financière et exercer un suivi et un contrôle rigoureux des opérations techniques et administratives,
- Manager, car c’est lui qui, le plus souvent, s’occupe du recrutement et de la gestion du personnel de son cabinet, tout en prenant en charge la répartition du travail entre ses différents collaborateurs. Le courtier doit donc savoir gérer et motiver une équipe, afin d’assurer la performance de son cabinet.
En conclusion, si nous voulions dresser un portrait du courtier, ce dernier doit avoir un sens commercial et un sens du contact humain très développés, ainsi que des qualités de négociateur, de gestionnaire et de manager reposant sur de solides connaissances juridiques.
Du fait que les entreprises constituent désormais plus de 70% de la clientèle globale des courtiers, ces derniers doivent acquérir une excellente connaissance des risques industriels et d’entreprises. En outre, le fait de parler couramment anglais devient une qualité de plus en plus nécessaire et appréciée, surtout au sein des cabinets de courtage opérant sur le marché mondial.
Formation du courtier d’assurance
Formation légale indispensable
Le Code des Assurances stipule que le courtier, du fait de son statut d’intermédiaire d’assurance, doit justifier de sa capacité professionnelle à guider et à conseiller ses clients dans le choix de contrats appropriés, afin de les garantir au mieux contre les risques auxquels ils peuvent être exposés.
C’est cette même législation qui fixe les critères objectifs permettant de déterminer si une personne possède ou non la capacité professionnelle requise pour pouvoir exercer le métier de courtier.
Le courtier d’assurances doit donc :
- avoir suivi un stage d’une durée minimum de 150 heures auprès d’une entreprise d’assurance, d’un intermédiaire (courtier ou agent général) ou d’un centre de formation,
- avoir été cadre pendant 2 ans minimum à des postes attenants à la production ou à la gestion de contrats d’assurance ou de capitalisation,
- avoir été salarié pendant 2 ans minimum à des postes attenants à la production ou à la gestion de contrats d’assurance ou de capitalisation,
- être détenteur d’un diplôme, titre ou certificat mentionné sur une liste fixée par arrêté ministériel.
C’est uniquement en répondant à l’une de ses conditions que le courtier pourra justifier auprès des autorités de contrôle de sa capacité professionnelle à exercer.
Pour les personnes ne possédant pas l’expérience professionnelle requise pour pouvoir faire état de leur capacité professionnelle, mentionnons le fait qu’existent en France de nombreux centres de formation préparant à l’Habilitation à la Capacité Professionnelle en Assurances.
Deux des meilleures et des plus anciennes écoles préparant à l’Habilitation à la Capacité Professionnelle en Assurances sont :
- L’Ecole Supérieure d’Assurances (fondée en 1980 par le FNSAGA et le SFAC), qui propose un Cursus d’Habilitation Professionnelle à l’Assurance en E-Learning ,
-L’Ecole Polytechnique d’Assurances (fondée en 1830 par les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique), proposant une formation d’Habilitation Professionnelle à l’Assurance en présentiel (ou « face-à-face »).
Formation supérieure recommandée
Même si l’on peut lire parfois que le niveau de formation minimum demandé est de Bac+2 (avec un BTS Assurance, par exemple), la tendance concernant le niveau minimum de formation requis pour pouvoir exercer le métier de courtier d’assurance est à la hausse, avec un niveau de formation demandé s’élevant désormais plutôt à Bac +4 / Bac +5.
Une formation idéale pour prétendre exercer la profession de courtier d’assurances serait un cursus de niveau Master.
Il existe par exemple le « European Master en Assurance : Manager de l’Assurance » de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), effectuable en alternance, en classique ou à distance, qui prépare efficacement des étudiants à pouvoir exercer avec succès le métier de courtier.
Salaire du courtier d’assurances

Le salaire du courtier d’assurances est variable, puisqu’il dépend de son volume d’activité et des affaires qu’il rentre. En effet, le courtier touche une commission sur chaque affaire qu’il traite (le taux de commission variant selon les accords contractuels), l’ensemble des commissions perçues devant lui permettre d’assurer sa rémunération, la rétribution de son activité et la couverture de ses frais généraux.
Evolution de carrière

Le courtier d’assurances peut envisager, si le développement de son volant d’activité le permet, d'accroître le rayon d’action de son entreprise ou la taille de son cabinet.
Le développement du volant d’activité du courtier pourra s’effectuer, entre autres, soit par sa spécialisation sur des produits ou des secteurs particuliers, soit par l’instauration de partenariats, soit encore par l’intégration d’un réseau international.
Faire un lien vers cette page
Lien sur un blog / site web :
Lien sur un forum :