Financement des études contre une installation dans un désert médical
Pour ne pas décourager ceux qui souhaitent embrasser la carrière de médecin généraliste, le gouvernement a abrogé l’obligation de s’installer dans les déserts médicaux. En remplacement, il propose le contrat d’engagement de service public – CESP. C’est une mesure incitative qui pourrait porter ses fruits d’ici quelques années même si elle tarde à percer dans certaines régions comme le Languedoc-Roussillon. Le contrat d’engagement de service public est déjà très bien accueilli dans la Bourgogne, en Picardie et dans le Limousin car plus de 50% des contrats proposés y ont été signés.
Le principe du contrat d’engagement de service public – CESP est simple. L’Etat s’engage à verser aux étudiants de deuxième année en médecine une allocation mensuelle s’élevant à 1 200 euros brut jusqu’à la fin de leurs études. En contrepartie, ils auront l’obligation d’exercer dans les déserts médicaux, que ce soit une zone campagnarde ou une banlieue, de leur région natale pendant la même durée. Chaque année, 400 contrats d’engagement de service public seront budgétisés par l’Etat. Selon l’estimation du gouvernement, les dépenses annuelles engendrées par cette mesure incitative atteindraient 29 millions d’euros en 2015.
SOURCES :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/15/04016-20110915ARTFIG00682-attirer-les-futurs-praticiens-vers-les-deserts-medicaux.php
http://www.bienpublic.com/actualite/2011/09/15/nora-berra-a-la-faculte-de-medecine